Rien

Il ne resterait rien, en somme

Rien : du vide échevelé tout au long des trottoirs

La parole bègue, le geste hésitant

Les berges appauvries qu’un long fleuve létal

Lécherait à peine d’un museau nonchalant

Je ne sais pas où mon cœur pourrait battre

S’émouvoir aujourd’hui d’autre chose que des mots

Encore, rengaine inusable, théâtre

Espoir aussi, s’il en est bien

Fenêtres ouvertes pourtant

Où le vent se faufile et pénètre

Assuré, tranquille et triomphant

Je porte ma tristesse pérenne

Devant ce monde si violent

La douceur de ta main, ta caresse

Sur mon épaule et mon ventre tremblant

Sont l’ordalie qui me subsume

Je suis le pain levant

Qui ne demande qu’à nourrir le monde …

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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