Fièvre

Sans titre 3

Un petit nuage têtu, rouge et dodu

Est entré dans mon oreille

Matelassé de fièvre sûre

De maligne discourtoisie

Il s’est installé tout pesant

Dans mon cerveau comme chez lui

Depuis

Cet hôte importun et féroce

Mène grande vie sans son carrosse

Dans mes méninges bousculées

Fait-il jour ou bien nuit, je ne sais

Sur l’oreiller où je végète

J’entends mon cœur battre au galop

Et de petites idées factices

Coquines, louches et complices

Achèvent de dégoupiller

Ce qui me reste de pensées

Ô l’ivresse de la fièvre !

Opium du tout venant

Qui délivre les éléphants

En leur danse sourde et languide

Et fait tomber de mon plafond

Mille et bleus petits poissons !

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article a été publié dans Les poésies de Colette, Mon réflex et moi, univers d'images. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Fièvre

  1. J’adore chaque mot !!!

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