Au petit matin

Au petit matin, fraîchement éclos

Je promène mes pas rue des Gobelins

Un garçon en manches, plateau à la main

Offre ses petits noirs à un dandy grand teint

Les fleurs sur le trottoir éclaboussé de pluie

Ouvrent grand leurs corolles pour oublier la nuit

Ca chante, ça crie, ça tintinnabule

Un vieil homme saoul dort sur le trottoir

Ses poings bien fermés sur une forme d’espoir

Les mains dans mes poches, la tignasse au vent

Qui remonte en riant le long des boulevards

Je regarde les ombres de quelques marchands

Drapiers d’autrefois, maîtres bedonnants

Et la voix de Bruant, de Villon, de Verlaine

Chante à mes oreilles les complaintes d’antan

Assise sur un banc, la tête au soleil

Près d’un square oublieux du passage du temps

J’écoute trois vieillards qui refonte à grands bruits

Et leur propre histoire et celle de Paris …

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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4 commentaires pour Au petit matin

  1. Antonio dit :

    Ce matin je me réveille avec grand plaisir du côté rive gauche… merci ! 😉

    Aimé par 1 personne

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