L’icelle

Dans ce pays aussi

ce sont les hommes qui veillent

et brassent la nuit à bras pleins

dégorgeant la bière et le sel

criant au ciel leurs tourments

éructant de rires et de fièvres

quand les trottoirs se font béants

et que la ville appareille sans cris

 

Jamais de femme sans sommeil

ne joue du talon dans ce bruit

ne court seins nus crier querelle

à la lune, à la vie, à l’ennui

Sont-elles mes sœurs non rebelles

le front penché sur un enfant

la main attardée et vénielle

sur un pli de chair entêtant ?

 

Parfois me vient l’envie subite

d’être l’icelle sans aveux

qui dévergondera sans dédite

le cœur noir de ces sans lieux

La ville est mienne autant qu’à eux

et dans ses voiles frais et obscurs

se joue l’oracle de mes jeux

je veux comme belle parure  …

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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