Feu éteint

Lorsque tu as disparu

peu à peu

comme une trace se fond dans le sol

Je me suis dit

qu’il pleuvrait dans mon cœur

que la nuit deviendrait plus dense

que l’écho de mes attentes

heurterait

les murs en vain

Feu éteint

dans la mémoire du pire

Vanité des reflets

Tissus jetés

Mes pas plus lents

dans la rue qui déroule ses linéaments

et ses rides

Mais la vie empoigne

les cœurs qu’on a jetés

comme des marchandises usées

Elle murmure tout bas que tout ceci

n’est qu’un rêve

Et je marche encore, droite et calme

parce que les somnambules savent bien

qu’ils ne songent qu’à demi

Plus forts que la passion

L’aveu, l’envie de battements de chair

de pulsations d’esprit, d’ailleurs,

de tendresse infinie, emportent

chaque ombre

pendant que le temps creuse le vide…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s