Nonchaloir

Pourquoi rêver le corps comme un outil pressé

pressé de jouir et puis d’éclore

et encore bien vite fané ?

Pourquoi ces termes de duel

d’adoubement tout armuré

de conquête  de jouvencelle

et de triomphe presque armorié ?

Entre la soie de la peau belle

l’attente, le souffle et le frisson

le plaisir pose ses étincelles

sans y mettre tant de façons

Crois-tu que la passion charnelle

ne soit que vague et éruption ?

C’est bien mal connaître la chair

qui se complaît en pâmoisons

si on fait la part bien belle

en lui laissant tant d’abandon

Comme la nuit étend ses nasses

avec la grâce de la lenteur

l’amour lui jamais ne se lasse

du langage de la douceur…

 

 

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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