Marchant

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Je ne fais que marcher

Souliers de bohémienne

et jupe toute froissée

Cheminant à l’envi

le long de chemins blêmes

du matin à minuit

Je ne fais que chercher

dans les reflets du temps

la profondeur du monde

et l’âme des errants

Y-a-t-il plus d’amour

dans le cœur des vivants

que de trésors cachés

dans les replis du vent

Je tutoie les pavés

et le faîte des toits

les grandes bouches closes

des fenêtres perdues

Ami, si tu me croises

dans ces quartiers de déshérence

prends ma main et viens avec moi

cueillir la vie en revers

et mettre nos cœurs brûlants

en douce boutonnière

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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