Sylvestre

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Parfois me manque la forêt

et son parfum mouillé de frais

ses tresses de branches tordues

l’ombre au pied de ses arbres

Et le drapeau d’or et de pluie

battant l‘emblème de  midi

lorsque le promeneur s’attarde

Enfant j’y ai frotté mon ventre

griffé mes cuisses et ma peau nue

avec des garnements obtus

J’y ai perdu tant de chemins

noyés de peur et de chagrins

j’y ai posé tant de mes rêves

Souvent me manque son arôme

timbré de mousse et de fantômes

et les frissons de ses caresses

Ici la raideur des murs

percés d’yeux cruels et durs

encage parfois mes détresses

Alors, je cherche au gré des rues

quelque petite fleur inconnue

avec sa robe de merveilles

Toutes deux princesses des nues

lorsque le vent lève, incongru,

nos cheveux fous qu’il désemmêle

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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