Dansons

Entre deux ponts de sinistre mémoire

Dansons

Sur le fil de l’eau  blanche ou noire

Qui nous émeut de ses frissons

Dansons

Le jour point à peine sur la ligne des tours

Au loin le vent sommeille

Les bras croisés sur son ennui

Toute la ville veille

Et moi je vis

 

Entre deux ponts de brumeuse paresse

Dansons

Serrés dans les bras de l’automne

Les reins cambrés sur nos talons

Dansons

Emportés au son de nos gênes

Oublieux de nos  tentations

Dansons en orbe pure et pleine

A peine, à peine, la rue s’éveille

Et moi je vis

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Dansons

  1. Jean-François Mathé dit :

    Très beau poème, bien rythmé, riche en images délicates et sensibles. On aimerait danser avec vous. Mais au moins, le recevoir le matin, c’est comme une invitation à ouvrir la porte sur les promesses de la journée.
    Avec mes amitiés, Jean-François

    Aimé par 1 personne

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