Fromage de tête (les poètes, ce n’est pas sérieux 

Qu’avez-vous en tête ? demande l’enquêteur

Mais si je vous le livrais, monsieur,

Ce contenu  sournois

Ce grenier d’apostats  et de chimères malignes

Ce capharnaüm de riens,

Qu’en feriez-vous ?

Ma tête, voyez-vous,

Est un fromage

Du genre qu’affectionnent les souris

On y fore d’étranges passages

Et au bout, parfois, la lumière luit

Lorsqu’elle enfle comme la lune

Et que tournant en gyrophare

Sur mon cou elle vrille en grinçant

C’est qu’il est temps que je la vide

Une tape sur l’oreille et voilà

Que mes curieuses obsessions

Renversées sur mon paillasson

Claquent vite comme des bulles

Et donc, si je vous réponds rien

Croyez bien que je suis sincère

Ma tête est un nid de coucous

Et parfois un lit de vauriens

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Fromage de tête (les poètes, ce n’est pas sérieux 

  1. Jean-François Mathé dit :

    Vous êtes une Follette Fournier. Et c’est bien agréable.
    Jean-François

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s