La cabane

Je la tisse parfois juste avec mes cheveux

et mes deux mains guettant un coin de ciel bleu

Parfois ce sont les pages malaxées sans  partage

d’un vieux livre ami qui dressent leurs cloisons

contre tous les orages

et le cadre précis de tes épaules sûres

qui m‘offre la chaleur d’un toit

Je l’ai rêvée, enfant,

au haut faîte d’un arbre

branches croisant leurs hampes

contre l’appel des loups

et les dures tourmentes

d’une vie sans amour

Mais elle me suit toujours

sur la plage et les chemins

prête à dessiner

lorsque l’ombre s’allonge

ses parois de papier

et son plafond bruissant

Je me suis rêvée telle

prenant au creux du ventre

la tête douce et pure

d’un enfant apeuré

et le chagrin d’un autre

pour qui j’ai déployé

ma maison de sourires

contre les vents mauvais…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s