Eruptive

Un matin, je me suis levée sans colère

C’était une sensation étrange

Mon manteau de hérisson avait glissé de mes épaules

Mes griffes, tombées de mes ongles, rayaient le parquet

et ma bouche souriait avec douceur au soleil nouveau.

Non que les sources m’aient manqué

Non que les douleurs possibles n’aient navigué

à pleines voiles autour de moi

mais un refus profond, obtus, ancré, vissé en plein ventre,

faisait sa ronde, creusant le fossé entre le monde et moi.

Il suffisait de dessiner d’autres rives, et que ma main en soit le pont

Il suffisait de laisser fuser le rire, il suffisait de pétrir mes indignations

pour que de cette mauvaise pâte lève un autre horizon.

J’ignore quelle en est au juste la cause

aurais-je enfin grandi ?

Ou au contraire, grignotée par un temps taquin

aurais-je usé ma passion ?

Je ne le crois pas cependant

Ce feu dressé en moi à toutes braises

se lèvera en son temps

pourvu que l’amour alors l’apaise

suffisamment.

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s