Parole, parole

Fusant de ma gorge

Pulsée directement de mes poumons

Soufflée, vibrée, roulante, soûlante

Sur le lit de ma langue, nappée

Avant de se libérer toute crue

Toute honte bue

Toute chargée de moi

Je la laisse caracoler

Epouser le vent et l’hiver

Siffler, mugir, rire, susurrer

Pourvu que parfois elle se désentrave

Pourvu que parfois elle soit plus forte que moi

Si j‘osais entre ces murs blancs

Pousser l’ivresse du moment

Jusqu’à la laisser s’emparer

Du moindre espace à  occuper

Je la laisserais mêmes crier

Ou gémir d’un plaisir doré

Ma parole, ma parole

Laisse-toi bercer

Même contre mon gré

Par ta propre volonté

Use d’épithètes acérées

Ose le gros mot tout musclé

Et pourquoi pas un peu chanter

Lalalala, lalalala

Emporte-moi en liberté

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s