Entre moi et moi (les poètes au final sont bien plus sérieux que moi, eh oui)

 

Parfois je rêve d’une cabane étrange

Perchée sur un mat de milliers de kilomètres de hauteur

Oscillant aux vents stellaires

Tellement éloignée de ma planète

Qu’une fois hissée, malade de vertige

Seule avec mon coeur battant

Je serais incapable de redescendre

Je parlerais aux étoiles qui s’en moqueraient bien

Je me vêtirais de gaz

Flottant au bout du lien attaché à ma cheville

Je brasserais du vide ce qui sera à n’en point douter

Ma plus grande rencontre métaphysique

Parfois je rêve que je regarde la lune

Loin au-dessous de moi, ridiculement petite,

Tout en dégustant une tasse de thé avec le grand Schmorgull

Qui a bien autant que moi le droit d’exister dans mon imaginaire

Et quand je me retrouve sur mon paillasson

Entre une fourmi et un petit mouton de poussière

Je me sens revenue d’un grand frisson

Que mon échine ne libère

Qu’autant que ma tête reprend raison

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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