Pour un de mes grands-petits

Quel autre pays t’offrirais-je

que celui de cet immédiat

souffle puissant qui agrège

quelques mots nés juste pour toi ?

Enfant, me pardonneras-tu

d’avoir de ma glaise imparfaite

modelé ce que tu n’aurais pas voulu ?

Quel autre toit te donnerais-je

que ce doute où j’ai vécu

plus doucement qu’en quelqu’autre pays ?

Je ne sais rien du tout et je m’en fous

comme est légère ma maison

dessinée pour quelques secondes

sur ton front !

Quel autre mot t’écrirais-je

moi qui ne rature jamais rien

qu’un peut-être ou bien qu’un demain

en tout cas aucune promesse

elle est entière dans ta main

Toi que je regarde sans rien comprendre

sans rien attendre

parce que la vie est là et que si tout s’arrête

juste dans ton regard posé sur moi

enfant avant que tu ne m’oublies

je serais la fleur que le vent berce

je serais le caillou que tu auras poli

avant de marcher sur la grève

et que cela t’aura suffi

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s