Mon île

Mon île, mon ventre

comme terre présente

Ô ma chair oubliée

en pure complaisance

quel esprit rebuté

en viendrait à te dire

que tu n’existes pas ?

Mon île, mon corps

et ton langage nu

impoli et sonore

pourquoi donc voudrais-tu

que je me crois un ange

et que déliée de toi,

je rêve, pur esprit,

de renier tes lois ?

Mon île, mon corps

gourmande je suis

de tes paysages

où le temps se tapit

Bien que non choisi,

compagnon de scène

moi, je t’aime quand même

et je te veux ami

Mon île, mon corps,

comme ces doux trésors

qu’on cajole le soir

quand le jour s’évanouit…

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Mon île

  1. Excellent magnifique!!!

    Aimé par 1 personne

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