Fariné

Parfois je me fais l’effet d’un boulanger

pétrissant sa pâte de mots tôt le matin

sans savoir ce qui se lèvera

car mon levain est incertain

capricieux comme il se doit

La farine sur ma table poudre de soie

maligne de grands points d’interrogation

Mon pétrissoir s’alanguit parfois

faute d’huile de neurones

et ma couronne tressée de main tiède

ne dore pas toujours à point nommé

Mais dans mon fournil il faut bon

cela respire le matin chaud

l’envie, le plaisir, l’éveil

du boulanger ou du petit mitron

que la tâche à venir  tire de son sommeil

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s