Cécile

Je t’assieds là, entre la parure du jour et ma soif

Tout à l’heure  en regardant mes mains ondées de veines bleues

j’ai pensé aux tiennes toujours gercées d’efforts

Ce ne sont pas les mêmes, je n’ai pas le goût de l’encaustique

et  du frottage, je ne lave pas mes peines au chiffon

Mon verbe cependant ne brille pas toujours autant

que les meubles que  tu cirais

Ce que j’aime chez toi est que tu surgis en interstices

quand je m’y attends le moins

Un sourire, l’autre jour, a calqué ton visage sur un autre

j’ai surpris ton rire, j’ai arrêté le mien pour regarder

flotter ton ombre et disparaître

Je t’assieds là, mais la porte reste ouverte

pour que tu t’en ailles au jardin

terre de ton innocence et de mon repos

Tu te fondras dans le ciel tiré d’un seul trait

avant que j’ai posé ma main sur la tienne

douce

Je serai comme toujours sans regrets

j’ai appris que ton absence est un plein

dans mes incertitudes…

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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