Dors

Entre nous, ma douce, ma petite pousse

ma graine d’amour qui se nourrit là-bas

dans un monde rond, ventre sans façons

où rien ne t’atteint qui ne soit bon

Garde tes mains sur tes paupières

laisse filtrer, dansante,  la lumière

Garde-toi du bruit si ce n’est l’ennui

d’attendre que la vie te parle

N’écoute de la grandeur du monde

que le battement du cœur qui te fait écho

Tu as le temps, tu as le temps

baignant de ses ondes chaudes

ce toi qui dessine peu à peu

sa volonté et sa faconde

Dors à l’abri de tout désir

bercée par le pas qui te porte

je suis un des arbres qui étendent leur ombre sur ton front

Dors…

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A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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