Frottée

Percée à jour mais le jour ne troue pas, il traverse
à pas de velours
à peine tirées du sommeil
la trouée de mes paupières
levées vers un ciel peu amer
bercées
Piquée au vif par la fraîcheur du jour
criblant de pointes sûres ma peau
défroissée de son coton chaud
cueillant la brise du réveil
souriant au vol du soleil
dorée
Poussée à bout de solitude
là où elle vrille sa langue dure
la maison est un havre assis
sur une montagne de circonstances
Tends-moi une poignée de douceur
frottée

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s