Au bout de mes doigts

Au bout de mes doigts

pendant que le soleil dévore

les toitures

qu’une armure de feu ensuaire

mes épaules

grandit une faim de terre mouillée

 

Les orteils plantés dans le bitume

j’appelle à travers la brume

un petit étang

cela fait longtemps que la ville

mange mon cœur

et que je rêve d’incertitudes

 

Au pied de mon ombre

vase solitaire

dont les hanches noires

marquent le rythme de mon pas

s’inscrit un autre chemin de terre

dans une autre contrée, là-bas

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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