Aux anges

C’est un bus de nuit qui déposera à ma porte quelques étoiles bien connuesà l heure où le ciel pâlira à peine au-dessus de mes nuits blanches

Alors je me chante à moi-même la litanie de l’amour qui ne doit pas s’enfuir, de la bonté qui s’est évadée de ma peau, de la douceur que je retiens si mal

Aucun enfant ne le demeure assez pour faire de nous ses parents

A peine suis-je femme, si peu mère et pourtant

à chaque main que je serre, à chaque sourire qui s’ouvre,

fleur, éphémère don

c’est l’humain que j’apprends

Sous mon toit dont la lumière lèche le plafond en s’appliquant

tapis roulé, table poussée, serviettes pliées sur les lits de fortune

je travaille en berçant entre mes épaules dressées

un rêve de rires et d’été

Je ris aux anges qui me le rendent bien

et si,sous l’ombre tutélaire de la grande dame de fer

plus loin, une autre vie se crée dont je ne sais presque rien

ce long fil d’Ariane, l’espoir qui me revient, le chant de ma mémoire

aux accents de jeux et de goûters sereins

me parlent de la voix qui n‘a jamais eu d’âge

me parlent de ce qui toujours revient

me parlent de la voix qui n’a jamais eu d’âge

me parlent de ma tendresse qui revient …

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Aux anges

  1. Aldor dit :

    Oh ! Que c’est joli !

    Aimé par 1 personne

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