Matin d’orage

Le ciel pleure sur les toits

Sa langue humide en soulève

la faible pente et de grands rêves

s’en échappent en frissonnant

Je voulais atteindre le miel et la plaine

l’or du Rhin, les rives du fleuve bleu

mais de grands faisceaux d’antenne

me ramènent au trottoir des banlieues

Le ciel enfle ses joues mûres de chagrin

chante son fado de misère

crève ses plaies et tonitrue

Peut-être sa pleine colère

lavant à grandes eaux nos rues

emportera dans sa traîne

mes rancoeurs et amours déçues

Accoudée à ma fenêtre

épaules frappées de durs embruns

ventre nu, gorge offerte

pieds ruisselant sur le carreau éteint

je cueille dans mes paumes ces larmes

et mes yeux reflètent les siens

grandes prunelles où la nuit gagne

pendant que recule le matin…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Matin d’orage

  1. Il faudra qu’il pleuve régulièrement et longuement avant que le déficit hydrique se résolve. Une toute douce journée à vous, Colette.

    Aimé par 1 personne

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