La promeneuse

Il y aurait de la coupe à mes lèvres

des terres brûlées, de longues plaines

des montagnes à chevaucher

d’épineuses forêts, des matins blêmes

mais ma soif voudrait s’y étancher.

Pieds nus, joyeuse, sur les pavés,

dansant la pavane des jours,

petite folle, moi, je m’en vais

chercher la fontaine d’amour.

Que le soleil biaisant de haut

mon ombre têtue et maigre

sache que mes pas sans détour

suivront le chemin de dentelle

que les cailloux festonnent d’atours

dans le sable doux qui m’entraîne.

Je suis la promeneuse des jours.

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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