Cache-cache

cache noir et blanc

Toutes ces voix font tant de bruit

 que j’ai fui dans un lieu étrange.

Rien n‘y résonne, aucune idée

ne glisse ses linéaments.

Le vivant y respire, conscient

de sa félicité.

Le minuscule arpent qui s’ensemence là

ne portera sans doute pas de fruits,

mais sa terre, docile jachère,

rêve d’automne plus fécond.

Pas de feu, le travail tranquille.

la mécanique de l’invisible.

tissant un rien délicieux.

A contresens des cris,

dos au mur, je suis si tranquille

que ma maison, elle-même,

s’assoupit.

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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