Sur la route

Parfois, tu croises sur ton chemin
des hommes qui veulent changer de route
qui soudainement ont un doute
après avoir vu dans ton œil ta volonté de faire
de chaque instant un moment intense de vie
Alors tu saisis leur main, tu déploies le ciel, tu déroules
les forêts, tu parles des livres, tu chausses tôt le matin
des souliers de hasard, tu leur dis qu’ils peuvent bouger
Mais il faut se rendre à l‘évidence, rendre les hommes
à leur désir de non-partance
à la chaleur d’une habitude, à la certitude d’un loyer
d’un quota d’heures non affranchies
à l’idéal d’un destin rêvé
Cela fait un peu froid, ça glisse un peu de glace dans le cou
un soupçon d’incrédulité, aussi, pas mal de regrets,
mais enfin, là où tu marches sans dormir
là où tu penses sans faiblir
là où tu te trompes avec plein espoir d’y arriver enfin
peut-être que ton ombre suffit à accompagner
tes refrains
Parfois, tu croises le moment de te taire
de secouer ta chevelure dans la poussière
et de tendre ton arc d’envies
par-dessus la nuit qui a fui

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Sur la route

  1. Aldor dit :

    Oh ! L’inertie masculine est très joliment et aimablement dite.

    Aimé par 1 personne

  2. Phédrienne dit :

    Mon côté indulgent :). Merci, Aldor.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s