Fantaisie de 11h42 à 5 degrés celsius (les poètes, ce n’est pas sérieux !

 

Ca me chatouille le moral

ça émoustille mon occiput

ça débroussaille mon frontal

ça clavicule mon dorsal

un grand frisson de scandale

glisse depuis mes omoplates

jusqu’au sacrum où il se flatte

de ne pas rester

 

J’ai froid tu sais, j’ai froid

entre mes orteils couchés

dans la laine, encapuchonnés,

un petit baiser de bise s’installe

et sur mes cuisses, duvet dressé

la peau s’enpourladise

et sa soie est banquise

je ne peux pas me réchauffer

 

Ca me dévide les idées

long filament de cuivre usé

où l’étincelle se fait rare

le froid tue l’électricité

En tout petits glaçons serrés

elles fondent le long de mes jambes

Tu sais j ‘ai froid, j’ai froid tu sais

le soleil ne peut plus attendre !

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s