Berceuse du matin qui n’a pas envie de se presser

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Parfois le temps me fait sauter

dans le creux de sa paume

J’y suis lovée comme un enfant

j’y suis couchée comme un fauve

les jambes pliées sous le corps

la tête inclinée sur l’épaule

je ne pense à rien et encore

je prends l’instant d’une pause

Les bras dans ma courte robe

les cheveux en nid d’oiseau

je me berce dans ma corolle

je navigue entre deux eaux

La douceur de ce moment m’étonne

qui lentement bloque le flot

de mes colères parfois brouillonnes

des chagrins qui se lèvent tôt

et me dit que le jour rayonne

et que son œil à demi-clos

caresse à peine de mon dos

la ligne ronde d’un repos

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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