L’art d’être humain

Sans autre traçabilité que ton visage

la forme de tes paumes

l’arrondi de tes genoux quand tu t’assois

Dans ta voix ne germe aucune racine

ton palais  transporté à dos d’homme

bâille à tous vents

havresac, baluchon, valise,

Es-tu là depuis longtemps ?

Jamais je ne t’ai demandé où habitait ton père

Jamais je n’ai regardé la couleur de tes joies

Je suis, sur l’entrelacs de tes veines,

une histoire qui se conte de toi à moi

une chanson bien plus ancienne

que la ligne de ce toit

Longtemps après que nos chevelures

auront dénoué leurs  artifices

chacun, regagnant son désert,

cherchera l’eau dont  il a besoin

J’aurais voulu qu’à la table de mon père

s’apprenne l’art d’être humain

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s