Paresse

Poussez-vous, je m’assois

entre le café de 8 heures et la nonchalance à venir

la porte bâille sur les travailleurs

dûment cravatés de rigueur

ceux d’avant sont déjà partis

avant que le matin ne lève

le rideau sur les insomnies

Les balais chantent le fado

sur le trottoir qu’un moineau

plus hardi que les autres conquiert

Je regarde la dame rouge

échappée de mon rêve

et son grand chapeau noir

d’où s’enfuit un corbeau

Demain je te le jure

je franchirai la montagne sans trêve

Aujourd’hui le cercle de mes genoux

supporte le voile de ma paresse

qui s’effiloche sans accroc

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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4 commentaires pour Paresse

  1. anne35blog dit :

    j’aime beaucoup, merci…

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  2. Antonio dit :

    Très beau ! ça sonne juste à l’oreille comme ça résonne dans le coeur.
    « Les balais chantent le fado », c’est exactement ça…. Bravo !

    J'aime

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