Non-foi

J’ai couché sur mes genoux

l’ombre de leurs têtes

midi sonne ses douze coups de soleil

Accolée au vieil arbre qui comme moi sommeille

j’ai évoqué leurs voix qui ne me parlent pas

C’est peut-être le vent qui nettoie les mystères

qui balaie en passant ma maison

je ne me souviens pas de ce qui faisait peine

de ce qui chagrinait, de ce qui me tenait

si fort

J’ai écouté le pas qui crissait sur la pierre

d’un qui était pressé d’en finir

moi je ne cours pas, je bûche et je veille

je ne crois pas grand-chose

de ce que je vois

je ne vois pas grand-chose

de ce que je crois

mais tout me traverse et me frôle

sans plus de sérieux qu’un axiome

dont les mots ne disent rien d’autre

qu’un peu de vétille de ce temps.

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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