Urbana pace

Ne mordez pas mes mollets de gazelle

vous qui aboyez mieux que moi

ne croquez pas mes jupes de dentelle

laissez ma laine sur mon dos

si je moutonne accordez-moi

que c’est d’intentions belles

Ne plantez pas vos crocs

dans la ruelle de ma gorge

tendue contre heurts et gueuloirs

Hier sous la lune ruisselant de merveilles

j’ai goûté toute la douceur du soir

puisque la nuit apaise si fort les querelles

et qu’à même les trottoirs

la pluie unit pêle-mêle

les bergères et les moutons noirs

 

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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