Cheveux au vent (balade urbaine)

Lorsque tu te promènes dans le silence dominical

qu’interrompt à peine l’éternuement d’un moteur

tu saisis que le monde n’a aucun sens

Cette certitude qui pétrifie les pierres sous le grand soleil

de quatorze heures trente-trois

s’insinue lentement dans les muscles de tes mollets

serpente tout au long de ta moelle épinière

et te noue la gorge de plaisir

Quelle plus belle œuvre que cette disparate folie

 qui jette dans l’air brûlant des objets inutiles ?

Rien, rien, me chuchote un dos de mariée chaste

Rien, rien, me souffle le regard d’un cycliste assoiffé

et chaque rien siffle joyeusement sous ma semelle

tandis que je marche, cheveux aux vent

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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