Schizophrène

A chacun sa fiction

La mienne se dépulpe, heure par heure

épluche toutes ses peaux rangées sagement

dans le tiroir de l’histoire

Allons enfants, de quel pays sommes-nous donc les petits ?

Sur le trottoir, enlaçant ma taille, mes épaules

courant en vent léger autour de moi

toutes les langues du monde content

La palabre chauffe la cime des grands arbres

dont les racines baignent dans des monceaux d’ordure

Quel pays est-ce là ?

Le jardin de mon enfance, tissé des colères de mon père

parfumé de ma solitude précoce, acide de tomates et

de fraises oubliées, pommiers asphyxiés de fruits verts

cerisiers d’abondance, herbe pressée

échappe aux pas de ces gens sans ancêtres

à qui cette terre oublie de parler

.Parlez-leur d’amour, c’est l’urgence qui presse

c’est l’appel que j’entends à longueur de journée

Prends ma main, ma mère, arrête de crier

Soutiens mon bras, mon frère

je suis si fatigué

Alors mon moi qui fonctionnait à perte

autour de mânes égarés

peine a ouvrir un grand cercle

pour élargir ses idées

10 ans suffisent sans grand peine

à vous faire autre que vous-même

à vous changer

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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