Mue (poème doux pour été dur)

De petits tas de moi, bouts de peau

bouts de soie s’écaillent sous mes ongles

s’émiettent sous mes doigts

Tantôt était docile sous ta coupe maîtresse

cette plaine aux abois où tu couchais tes peines

L’été s’en est saisi qui brûle toute veine

incendie les amours et chaule les serments

Sous-couchée de douceur, ma chair en appelle

à la fraîcheur des pluies qui attendent là-bas

sous la frange des arbres, sous le ciel marbré

que toute terre se taise, que les hommes accablés

dorment auprès de moi, mêmement apaisés

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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