Praha (à Nat)

L’Elbe ne nous parlerait pas

si nous ne marchions en silence

tandis que les murs grelottent

et que le ciel s’éploie

J’ai vingt ans derrière toi

tes cheveux de feuille ourlent les rives

Sucre, cannelle, pavés, vin chaud

l’ombre de Kepler, de Kafka,

de Charles IV nous précède

et le temps a fui

là-bas

Plus loin encore, de grandes faces de briques

et d’austères murailles

narguent les arcatures  lilas, vert d’eau,

délicatement rosées

La nuit est si profonde

que nous la poursuivons

jusqu’aux grands rideaux

qui protègent notre repos

Mère ou fille

nul ne sait qui veille

sur cet intime tableau

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, Mon réflex et moi, univers d'images, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s