Une seule façon de dire

Il existe trois formes de violence
je l’ai lu partout
et une seule façon d’exprimer son refus
Alors je me suis avancée sur le palier
où des claques sèches tombaient sur un petit
coupable d’avoir sali son pantalon
au jardin où sa mère l’avait envoyé seul
J’ai crié très fort de ma plus grosse voix
« Il va falloir cesser de taper sur ces enfants,
madame ! »
et elle a reflué, sa porte a claqué
puisqu’il fallait bien que la colère passe
sur quelque chose
Depuis, son regard noir me cloue
me perce, me crucifie, me bafoue
et son bonjour banquise l’escalier
où je la croise
Mais je sais bien le poids des cris
la terreur, l’écrasement de l’esprit
qui se réfugie là où rien ne peut l’atteindre
l’image qu’on cherchera en vain
une fois les ans passés
l’image de soi debout, dressé
volontaire, affirmé
Alors pour moi à tout jamais
le combat sera autre
Et celui qui veut en découdre
avec moi est prié de chercher
à la page suivante
moi, je ne couds que la paix
et puis c’est tout

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Une seule façon de dire

  1. Jeandesantec dit :

    merci pour ce plaidoyer auquel je souscris sans condition….

    Aimé par 2 personnes

  2. Phédrienne dit :

    La poésie sert aussi à semparer du réel,à mon sens. Merci, Jean.

    J'aime

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