Cabane

Mon camp, ma cabane de ficelle

de chiffons et de bouts de bois

Ma tente de draps, soudaine,

mon totem sans dieu ni croix

Au plafond  dont la blancheur vacille

quelques rides de saison

plissent le mur comme un front

que trop de guerres fatiguent

Jambes nues sous un pull trop long

cheveux mêlés, mou paillasson

mains croisées sur la peau d’un livre

je mords un soleil d’orange

Pendant que son sang me délivre

je regarde le jour qui dort

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Cabane

  1. Jeandesantec dit :

    j’aime le côté enfantin de vos textes, ils ne l’ont pas tous, mais quand la tendresse prend le dessus comme dans celui-ci, je me dis qu’il fait bon vivre avec ce tendre cœur quelque part dans le monde.

    J'aime

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