La barbe ! (les poètes, ce n’est pas sérieux)

La mine grave, le dos compassé

la cravate étranglée autour du col

ainsi je me suis rêvée

Deux tuyaux de tissu enfermant mes jambes

des poils bruns sur mes mains pressées

une barbe du matin

et un soupçon de ventre

sur d’étroites hanches de garçon

C’était étrange car je n’ai pu rêver

ni ma voix, mâle organe de basse fréquence

ni une démarche chaloupée

J’étais là, les cheveux peignés

un œil rivé sur une montre

et ce qui m’a bien vite réveillée

est que mon imagination

bien plus ignorante que moi

restait impuissante à penser

ce qui fait un homme

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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