En mai, fais ce qui me plaît

Ta main en experte cuiller

racle ma peau tout doucement

depuis mes chevilles grossières

jusqu’au doux pli, creux poplitant

de  mes genoux austères

Prends donc de ce tissu

les plis irisés et secrets

épluche tout

Il me semble bien que le printemps

assis un peu trop loin ignore mes épaules

et qu’un solennel oubli  marbre mon cou

Ecorce-moi jusqu’aux racines

dénude-moi  jusqu’au bout

puisque je n’ai pas choisi

d’être vêtue de mon importance

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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