Celsius

Douché de frais, mon enthousiasme

sèche tièdement accroché à la clef d’une armoire

La vie s’est ralentie et le soleil moissonne

à grandes pelletées des ombres amincies

Sous les arbres, les parapluies jouent les ombrelles

Dans les rares bassins, des enfants nus s’écrient

et la mousse sous leurs pieds est une verte semelle

Dans l’été rayonnant de malice

la joie peine à mûrir et le temps se confit

Torse nu et huilé de sueur magnanime

l’ouvrier lorgne à peine des talons qui le fuient

Toute la ville courbe la tête sous le dur fléau

qui la bat

Pourtant, depuis ma cage sans or, moi, j’espère

que des forêts impénétrées gardent enclos

leurs mystères noirs et que la mer

de son grand râteau bleu peignera assez tôt

ses longues plages de toute empreinte

Je suis en doux accès de sauvagerie

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.