Fruits d’ire

Parfois en moi frissonne une femme têtue

qui porte sur son dos un grand arc de fièvre

Le pied assuré, la main sur la corde

debout sur la corniche

où un ange bat de l’aile,

je tire à grands traits rouges

dans le ventre du ciel

Le soleil de midi incendie les moissons

qui étendent à l’Ouest

leurs grands fronts blonds

Dans mon carquois usé

de pauvre cheyenne

je n’ai que des fruits d’ire

pour tout or et tout miel

 

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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