Juillet

Soudain, juillet s’est tu

Eloignée vers les plages, l’illusion du grand large

 les seaux et le varech, le sel et les pieds nus

sur du sable bien coiffé et sa grande raie impeccable

la voix des villes s’est envolée

Il reste le chat qui dort sur les chaises au jardin

le solitaire et son chien

la petite fille qui crie maman à chaque marche

et mes doigts endormis sur un clavier d’après-midi

cliquetant une berceuse lente

Je pense à ces deux amoureux sereins

dont la bouche est si muette que le monde s’y arrête

Un seul oiseau à ma fenêtre avec son bec désabusé

par la blanche poussière d’été

toque à petits coups rythmés

Si je dors tout éveillée, belle au foyer dormant

le nez dans son café

est-ce que le futur, aussi étrange que moi,

m’embrassera quand même ?

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Juillet

  1. Jeandesantec dit :

    le futur? il vous embrasse déjà et avec une bouche de goulu et de gourmet….:-)

    J'aime

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