Poussières et tessons

Parfois me viennent de mauvaises pensées

nées du temps de mon enfantine disgrâce

Sorties du dessous de mon lit

débordant de mon évier, régurgitées par chaque

endroit secret, sombre et poussiéreux

elles s’enhardissent et se pavanent  à mes pieds

Chaque fond de casserole contient un brouet

une lie, un obscur fumet, un ragoût de rogatons

exténués et recuits, un obscène clapotis

Ah que je voudrais être aimé ! s’écrie ce pauvre magma

et puis tout s’évanouit

Un grand soleil sémaphore quelques signes discrets

je me dis que je pourrais bien aimer, moi aussi,

avant que j’ai 102 ans et que mes os en cliquetant

me donnent de vrais motifs de mauvaise humeur

(où est la balayette ?)

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.