De la suite dans les idées (un poète, ce n’est pas sérieux)

Certains jours me regardent d’un air étrange

Debout dans la maison, je derviche sans extase

Inlassablement, je reviens sur mes pas

Non que je cherche l’axe, la perpendiculaire

la tragique diagonale de mon esprit oblique

Non, je suis une idée, chose si peu aisée,

car une idée circule même sans trajectoire

tandis que moi, je déambule sans idée,

sans donc savoir comment il se pourrait

que je la rattrapasse, même en courant un peu

C’est qu’une idée s’en vient sans qu’on s’en aperçoive

et fuit de la même façon, à ce qu’il semble

Suivre une idée qui fuit complique donc les choses

d’autant que personne n’a trouvé

comment oblitérer d’un habile pansement

un épanchement intempestif d’idées

Certains jours me regardent d’un air étrange

et peut-être ne sais-je pas qui de l’idée ou de moi

s’est sauvé en premier…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
Cet article, publié dans Les poésies de Colette, est tagué , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.