Poème de mots d’antan

Parfois, je ne reconnais plus les gens que j’ai aimés

Au loin leurs costumes d’apparat aux revers argentés,

leurs grands pans de dentelle,  noires ailes pliées,

dans le fleuve de Léthé tout doucement sombrent

 

Mais peut-être ma robe de laine et sans parures

mes talons encrassés de la poussière des rues

ma poitrine-chimère et mes longs bras tendus

participent-ils aussi de la même chimère

 

Si j’ai rêvé, qu’importe, le temps est mon ami

qui sourit de mes entêtements,

de mon dédain accru pour les choses faciles

de  ma volonté prompte à se raidir, souvent

 

Parfois, je ne sais plus qui est l’autre moi-même

moi, dont le cœur luit à minuit sonnant

quand les oiseaux de nuit voyagent sans un bruit

et cueillent de leurs serres mes émois tremblants

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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