Clavicolette

Lorsque du doigt je n’effleure qu’une touche de clavier

45 centimètres de plastique assemblés

il me semble qu’autrefois mes empreintes digitales

biométriquement parlant se marquaient sur d’autres toiles

Deux mètres carrés de peau me sont meilleur paysage,

mosaïque de tons chauds de la neige au teint de sable

qui supporte les frissons, la chaleur et les orages,

qu’un grand écran plat et bleu, où ne passe nul nuage

Je mettrai un point de vie où l’honneur n’entre pas

à poser ma main sur un bras, à caresser de nouveau

plus qu’une image virtuelle, un visage même vieilli

qui me parlera de vie

Que serons-nous devenus à force de rester cachés

a l’abri de dures machines qui ont plutôt triste mine

je vous le demande un peu ?

C’est pour ça que je vais marchant

souriant et aussi parlant de voix vive dans la rue

dont même la peau grenue,

qui se languit de terre brune,

me raconte parfois sous la lune

des histoires de vie et de sang

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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2 commentaires pour Clavicolette

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