Retour en 2020

Je ne détesterai pas les hommes en raison de leur passé

Je ne déterre pas, à grandes pelletées

les mânes rancis des ancêtres et leur vision étriquée

Peser un homme à l’aune de ses gènes, peu me chaut

Moi, je vis au présent, il pèse bien assez

A quoi bon progresser si on tire derrière soi

accroché en pure  perte tout ce que d’autres ont fait

Moi, quand je regarde un ami, je ne vois pas son père

Moi, quand je parle à un ami, je ne lui prête pas des frères

Pas de race, ni d’espèce, ni d’atavisme gras, ni d’obsessions funeste

Moi, c’est lui que je vois

Ici, maintenant, à la seconde où je lui parle

Que se passe-t-il ici ?

Quel est ce grand ménage, cette grande lessive

où l’on met de la suie pour rendre plus sale qu’avant ?

Moi, j’aime mes amis au présent…

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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3 commentaires pour Retour en 2020

  1. Mébul dit :

    Je comprends bien ce que vous dites mais peut-il en être ainsi à chaque fois, si simplement et facilement ?

    J'aime

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