Papillonner

Je n’ai rien oublié

J’ai choisi de garder

pressé entre deux feuilles

le parfum délicat

d’une longue journée

Le soleil bousculait

au-delà des corolles

d’un grand coquelicot

un papillon usé

Aussi près de la ville

un étang solitaire

étalait à mes pieds

son grand œil ouvert

Je n’y ai vu que l’ombre

du temps qui filait doux

sous la férule de l’été

Je n’ai rien oublié

Parfois les murs s’écartent

la grande haleine du jour

me trouve tapie tel un chat

capturant la chaleur

L’eau jaillit, l’herbe pousse,

l’arbre bouscule ma maison

et lorsque je sors enfin

du coffre-fort de ma raison

sur ma table, fragile,

l’aile du papillon

dessine un regret éternel

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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