Obstinément (à celle qui est née)

Si près de toi je me suis endormie car ce n’était qu’un rêve

Nous étions assises dans le jardin à manger des guimauves

Le soleil était assassin

Il tuait en nous toute velléité de faire autre chose

que de regarder pousser les herbes et les fleurs

Jevoulais être belle pour toi qui grandissais

avec dans tes gènes des histoires complexes

Derrière le grillage qui clôt sottement les jardins citadins

donnant un droit propriétaire à quelques arpents policés

un petit bois chantait de printemps

Te souviens-tu, chacun avait un petit carré de fantaisie potagère

où de maigres tomates cerises persistaient

et des radis triomphaient ensuite sur la table

Dans un autre jardin, bien loin, je suis tes pas

me réjouissant secrètement de l’abri où tu te trouves

J’aimerais maintenant être fière pour toi de chaque pensée

qui infuse dans mon bouillon improvisé, dans ma tisane de jours

Chacun se plaint, je veux grandir pour ceux de ma lignée

Obstinément, pour faire grandir leurs jours

Obstinément, pour nous parler d’amour

(Celle qui est née )

A propos Phédrienne

Je suis ce que j'écris, ce que je vis, et réciproquement, cela suffit sans doute à me connaître un peu :)
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